Nouvelles agricoles

Fini le blâme!

Publié le 15.11.2018 par Owen Roberts

reduce_emission.jpg

Nous tenons à remercier ce couple d’agriculteurs de la Saskatchewan de nous avoir raconté leur cheminement.


Les agriculteurs n’ont aucun contrôle sur les conditions ou les phénomènes météorologiques violents. C’est une réalité très stressante pour les agriculteurs.

L’année 2016 fut difficile pour nous. Durant la période de croissance, les précipitations annuelles ont été cinq fois plus élevées que d’habitude et, une fois le temps des récoltes arrivé, nous ne pouvions pas aller aux champs parce qu’ils étaient détrempés. Plus tard, une tempête de grêle a ravagé nos récoltes. Pour couronner le tout, nous n’avons pas été indemnisés par l’une de nos polices d’assurance alors que nous en avions vraiment besoin.

Lorsque je me suis adressée à des amis pour obtenir du soutien, je me suis sentie isolée. Tant qu’on n’a pas traversé ce type d’année très difficile, on ne peut pas comprendre. Je me suis sentie blessée lorsque ces amis ont comparé la perte de notre récolte entière en raison des ravages occasionnés par la grêle à la fois où des grêlons avaient causé des dommages à leur potager.

Dans notre couple, chacun souffrait en silence, en tentant de protéger l’autre. Nous avions l’impression d’avoir échoué en agriculture, d’avoir manqué à notre devoir de soutenir notre famille financièrement.

La situation s’est renversée lorsque nous avons commencé à communiquer. Nous nous sommes rendu compte que nous avions tous deux la même impression, mais que personne ne blâmait l’autre. Arriver à cette constatation a permis de diminuer légèrement la pression, ce qui nous a aidés à gérer une partie du stress. Ce n’est pas facile, mais essentiel. Nous avons appris que nous pouvons nous fier l’un à l’autre, peu importe les difficultés que nous rencontrons.

Parler à d’autres producteurs nous a aussi aidés. La communauté agricole constitue une base sécuritaire, un groupe de personnes qui ont vécu la même chose que vous et comprennent ce que vous vivez. Écrire ce que je ressentais et le publier sur les médias sociaux m’a aussi aidée à m’exprimer et à créer des liens avec d’autres producteurs.

Retourner à l'aperçu